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Il y a 100 ans, la « grippe espagnole » tuait, en deux hivers consécutifs, 50 millions de personnes, c’est-à-dire plus que la Première Guerre mondiale en quatre années. Causée par le virus influenza A (H1N1), cette pandémie reste la plus meurtrière à ce jour.  

On parle de pandémie lorsque plus d’un tiers de la population mondiale est infecté. Cela survient quand le virus, qui mute sans cesse (dérive antigénique), se modifie de façon majeure (cassure antigénique). La nouvelle souche virale peut se répandre alors sur plusieurs continents car la population, qui n’a pas encore rencontré la nouvelle souche, n’as pas développé d’anticorps contre cette dernière.  Il y a eu jusqu’à présent quatre pandémies causées par le virus Influenza, en 1918, 1957, 1968 et 2009.  

Dans notre hémisphère, la grippe circule chaque année entre décembre et avril. La propagation du virus influenza est favorisée en période hivernale notamment par le fait que les gens se regroupent dans des lieux clos. 

La période de contagiosité commence une journée avant le début des symptômes. Elle se poursuit durant une semaine chez un adulte en bonne santé voire durant deux ou trois semaines chez un adulte dont les défenses immunitaires sont diminuées. Le virus se transmet par gouttelettes (exemple : lorsque l’on éternue ou lorsque l’on tousse), par contact direct (exemple : lorsque l’on serre la main à quelqu’un) mais aussi par contact indirect (exemple : lorsque l’on touche une poignée de porte). C’est pour ces raisons qu’il est primordial de se couvrir la bouche et le nez lorsque l’on tousse ou que l’on éternue, d’utiliser des mouchoirs à usage unique que l’on jette dans une poubelle après utilisation et qu’il faut se laver les mains.  

L’infection par le virus influenza se manifeste par l’apparition brutale de symptômes suivants : fièvre, toux, mal de gorge, écoulement nasal, mal de tête, douleurs musculaires et articulaires, malaise général… Chez la plupart des adultes en bonne santé, les symptômes s’amendent sans traitement particulier après 5 à 7 jours. Malheureusement des complications comme une pneumonie, un infarctus du myocarde, une méningite peuvent survenir. En outre, la grippe peut aussi déstabiliser une maladie chronique qu’elle soit respiratoire, cardiaque ou métabolique. 

Le vaccin est le meilleur moyen de prévention dont on dispose. La vaccination doit être réalisée idéalement entre mi-octobre et fin novembre. La composition des vaccins est adaptée chaque année conformément aux prescriptions de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le vaccin n’est jamais responsable d’une grippe puisqu’il s’agit d’un vaccin « inactivé ». Cependant, il arrive parfois qu’après la réalisation de ce dernier, on ressente un peu de fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires durant 24 à 48 heures. Il est également possible qu’apparaisse une douleur au site d’injection. Le vaccin est recommandé chez les patients avec une affection sous-jacente grave, chez les patients dont les défenses immunitaires sont amoindries (exemple : les patients en cours de chimiothérapie), les femmes enceintes, les sujets de plus de 65 ans, les travailleurs des soins de santé, les personnes vivants en institution… Le Conseil Supérieur de la Santé encourage également la vaccination chez toutes les personnes âgées de 50 à 64 ans si elles fument, consomment de l’alcool de façon excessive ou sont obèses. La seule contre-indication est l’allergie grave à l’œuf car le vaccin peut en contenir des traces. Bien entendu, le vaccin contre la grippe ne protège pas contre toutes les infections virales hivernales. On peut donc être vacciné contre le virus influenza et attraper un autre virus respiratoire dont les symptômes sont similaires.  

Le diagnostic de la grippe se base avant tout sur la clinique présentée en période d’épidémie. Toutefois, il peut être posé de façon certaine par la réalisation d’un frottis naso-pharyngé avec recherche d’ARN viral. Cette méthode, appelée PCR (Polymerase Chain Reaction) n’est pas remboursée et coûte 30 à 50 euros.  

En Belgique, un traitement antiviral est disponible, l’oséltamivir (Tamiflu) mais sa place est limitée car chez un adulte en bonne santé, il permet seulement de raccourcir la durée des symptômes de 24 heures. Ce médicament est donc prescrit chez les patients à risque de présenter ou présentant une atteinte sévère. Les antibiotiques sont inutiles pour combattre le virus de la grippe.  

 

 

Retour à la newsletter – 12.2018

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